Rupture de la coiffe des rotateurs : diagnostic et traitement près de Toulon

La coiffe des rotateurs peut se rompre progressivement avec l’usure ou brutalement lors d’un traumatisme. Cette lésion peut provoquer des douleurs, notamment la nuit, une perte de force et une difficulté à lever le bras. Pourtant, toutes les ruptures ne nécessitent pas une opération.

Au sein de CESAR 83, le Dr Vincent Belgaïd et le Dr Alexandre Ecalle prennent en charge les pathologies de l’épaule. Ils reçoivent les patients à La Seyne-sur-Mer et à Hyères, à proximité de Toulon. Après un examen clinique et l’analyse de l’imagerie, ils proposent un traitement adapté à la cause de la rupture, à son ancienneté, à l’activité du patient et à son état de santé général.

Traumatisme récent ?

Vous avez perdu de la force après une chute, un effort violent ou une luxation de l’épaule ? Appelez le secrétariat au 04 89 29 70 21 en précisant qu’il s’agit d’un traumatisme récent avec suspicion de rupture de la coiffe. Même lorsque les rendez-vous en ligne sont complets, l’équipe s’efforce d’organiser une consultation rapide afin de ne pas retarder le diagnostic.

Qu’est-ce que la coiffe des rotateurs ?

La coiffe des rotateurs est formée de quatre tendons qui entourent la tête de l’humérus : le supra-épineux, l’infra-épineux, le subscapulaire et le petit rond. Avec le muscle deltoïde, ils permettent de lever le bras, de tourner l’épaule et de stabiliser l’articulation.

Une rupture correspond à une désinsertion ou à une déchirure d’un ou de plusieurs de ces tendons. Elle peut être partielle, lorsque seule une partie de l’épaisseur du tendon est atteinte, ou transfixiante lorsque la rupture traverse toute son épaisseur. Sa gravité dépend aussi de sa taille, de la rétraction du tendon, de la qualité du muscle et de l’existence éventuelle d’une dégénérescence graisseuse.

Une rupture visible à l’échographie ou à l’IRM n’est pas forcément responsable de toutes les douleurs. Certaines ruptures anciennes sont bien tolérées. Le traitement ne se décide donc jamais sur une image isolée.

Quels sont les symptômes d’une rupture de coiffe ?

La douleur se situe le plus souvent sur le côté de l’épaule et peut descendre dans le bras, sans atteindre habituellement la main. Elle est souvent déclenchée par l’élévation du bras et peut réveiller la nuit. Une baisse de force, une difficulté à se coiffer, à s’habiller, à porter un objet ou à travailler au-dessus de l’épaule peuvent également apparaître.

Après un traumatisme, l’impossibilité soudaine de lever le bras ou une perte de force nette doivent conduire à un avis spécialisé rapide. À l’inverse, certaines ruptures dégénératives s’installent progressivement et restent longtemps peu symptomatiques.

Rupture traumatique ou rupture dégénérative : pourquoi la distinction est-elle importante ?

Une rupture traumatique apparaît après un événement précis : chute, effort violent, traction sur le bras ou luxation de l’épaule. Elle peut survenir sur un tendon auparavant sain ou compléter une fragilité déjà présente. Lorsqu’elle est importante, le tendon peut se rétracter et le muscle perdre progressivement de sa qualité, ce qui peut rendre une réparation ultérieure plus difficile.

Une rupture dégénérative résulte d’une usure progressive du tendon. Elle est plus fréquente avec l’âge, mais ne relève pas automatiquement d’une opération. Lorsque la douleur et la fonction le permettent, un traitement médical bien conduit peut être proposé en première intention.

Il n’existe pas un délai opératoire unique valable pour toutes les ruptures traumatiques. En revanche, une évaluation précoce permet de mesurer la lésion, de surveiller son évolution et, lorsque la réparation paraît indiquée, d’éviter un retard susceptible de réduire les chances de réparation. C’est pourquoi CESAR 83 prévoit un accès accéléré à la consultation et recherche les meilleurs délais opératoires pour les ruptures traumatiques avérées ou fortement suspectées.

Comment confirme-t-on le diagnostic ?

Le diagnostic commence par l’histoire de la douleur et l’examen de l’épaule. Le chirurgien étudie les mobilités, la force des différents tendons et recherche d’autres causes possibles, comme une raideur, une atteinte du biceps, une arthrose ou une souffrance acromio-claviculaire.

Des radiographies sont utiles même si elles ne montrent pas directement les tendons : elles renseignent sur les os, l’espace sous-acromial et une éventuelle arthrose. L’échographie permet une étude dynamique de la coiffe. L’IRM précise la taille de la rupture, la rétraction des tendons, la qualité des muscles et les lésions associées. Le choix des examens dépend de chaque situation ; il n’est pas toujours nécessaire de tous les réaliser.

Peut-on traiter une rupture de coiffe sans opération ?

Oui. L’objectif du traitement médical est de réduire la douleur et de restaurer une épaule utile, même si le tendon lui-même ne se recolle pas spontanément. Il peut associer une adaptation temporaire des activités, des médicaments antalgiques et une rééducation destinée à préserver la mobilité puis à améliorer le fonctionnement des muscles encore efficaces.

Une infiltration sous contrôle échographique peut être proposée lorsque l’inflammation et la douleur empêchent la récupération. Elle n’est ni automatique ni destinée à réparer le tendon. Chez CESAR 83, les infiltrations échoguidées peuvent être réalisées directement au cabinet lorsque leur indication est retenue, ce qui facilite la continuité du suivi.

Elles ne sont généralement pas proposées d’emblée chez un patient jeune présentant une rupture traumatique, lorsqu’une indication chirurgicale paraît claire ou lorsqu’un patient bien informé souhaite directement envisager une réparation.

Quand faut-il envisager une réparation chirurgicale ?

La décision dépend de l’origine traumatique ou dégénérative de la rupture, du nombre de tendons atteints, de leur rétraction, de la qualité musculaire, de la douleur, de la perte de force et de l’activité du patient. La réponse au traitement médical et les objectifs professionnels, sportifs ou personnels comptent également.

Il n’existe pas d’âge limite automatique

L’âge civil ne suffit pas à décider. Le niveau d’activité, l’autonomie, l’état général, la qualité du tendon et les attentes du patient sont souvent plus importants. Une étude cosignée par le Dr Philippe Collin a comparé des réparations isolées du supra-épineux chez des patients de plus de 70 ans et de moins de 50 ans. La cicatrisation était un peu moins fréquente après 70 ans, mais le gain fonctionnel était supérieur et la satisfaction comparable. Une réparation peut donc donner de très bons résultats après 70 ans lorsque l’indication est bien choisie.

Le tabac et le diabète comptent pour la cicatrisation

Le tendon doit cicatriser sur l’os pendant plusieurs mois. Le tabagisme réduit cette capacité de cicatrisation : une méta-analyse a retrouvé un risque de nouvelle rupture approximativement doublé chez les fumeurs. Un sevrage est donc vivement conseillé avant d’envisager l’intervention et doit être maintenu après celle-ci.

Le diabète, surtout lorsqu’il est déséquilibré, augmente également le risque de mauvaise cicatrisation. Avant une réparation, le contrôle de la glycémie et de l’hémoglobine glyquée fait partie de la préparation. Une intervention non urgente peut être différée afin d’améliorer l’équilibre du diabète et de réduire les risques, en coordination avec le médecin traitant ou le diabétologue.

Comment se déroule la réparation de la coiffe chez CESAR 83 ?

Le Dr Vincent Belgaïd et le Dr Alexandre Ecalle réalisent la chirurgie de la coiffe sous arthroscopie. Une caméra et de petits instruments sont introduits par plusieurs incisions de quelques millimètres. Le tendon est mobilisé, l’os est préparé puis le tendon est réinséré à l’aide d’ancres et de fils.

La réparation est réalisée « à la carte » selon la forme de la lésion. Une réparation en double rang est fréquemment utilisée afin d’optimiser la couverture de la zone d’insertion naturelle du tendon, appelée footprint. Certaines ruptures nécessitent une autre configuration pour respecter la mobilité et la qualité des tissus : la meilleure réparation n’est pas forcément la même pour tous.

Lorsque le long biceps est douloureux ou abîmé, un geste complémentaire peut être nécessaire. Le Dr Belgaïd privilégie le plus souvent une ténodèse, c’est-à-dire la fixation du tendon, plutôt qu’une simple ténotomie. Cette technique vise notamment à diminuer le risque de déformation du bras dite « signe de Popeye ». Dans certaines ruptures qui le justifient, la portion proximale du biceps peut également servir à renforcer biologiquement et mécaniquement la réparation de la coiffe.

La chirurgie est réalisée en ambulatoire dans la quasi-totalité des cas. Pour les patients opérés par le Dr Belgaïd, une intervention sous anesthésie locorégionale seule, par bloc interscalénique, peut être envisagée avec les anesthésistes. Cette possibilité est réservée aux patients volontaires, après validation anesthésique, et n’est jamais obligatoire. Un cathéter périnerveux peut aussi être proposé pendant environ trois jours, avec le soutien d’un prestataire à domicile, afin de prolonger le contrôle de la douleur.

Quelles sont les consignes après l’opération ?

Après une véritable réparation tendineuse, l’attelle est généralement conseillée pendant quatre à six semaines. Elle protège la suture, mais elle est amovible. Elle peut être retirée pour la toilette, l’habillage, les repas, les exercices d’auto-mobilisation prescrits et certains petits gestes de la main réalisés près du corps. Il faut en revanche éviter les mouvements actifs de l’épaule tant qu’ils n’ont pas été autorisés.

Lorsque la rupture est peu rétractée, une simple écharpe peut suffire. Une rupture plus rétractée nécessite habituellement un petit coussin d’abduction afin de diminuer la tension sur la réparation. Les attelles à forte abduction, notamment à 60°, ne sont pratiquement jamais utilisées dans ce protocole. L’attelle peut être mise en place et réglée à la clinique par le chirurgien, le kinésithérapeute ou les infirmières.

Pendant les premiers jours, il est conseillé de se reposer, d’appliquer régulièrement du froid pendant une vingtaine de minutes sans contact direct avec la peau, de suivre l’ordonnance antalgique et de faire bouger les doigts, le poignet et le coude. Le bras peut être sorti de l’attelle pour la toilette et les exercices autorisés, puis replacé sans effectuer seul un mouvement actif de l’épaule. Des coussins aident souvent à trouver une position plus confortable pour dormir.

L’auto-mobilisation et la rééducation sont progressives. Leur calendrier dépend du tendon réparé, de la taille de la rupture et de la solidité de la fixation. Les consignes remises par l’équipe opératoire priment toujours sur les informations générales de cette page.

Combien de temps faut-il pour récupérer ?

La réparation arthroscopique ne rend pas immédiatement au tendon sa solidité. La cicatrisation tendon-os demande plusieurs mois. La douleur s’améliore progressivement, puis la mobilité et la force récupèrent à leur rythme. Le résultat continue souvent à évoluer pendant six à douze mois.

La reprise de la conduite, du travail, du sport et des efforts au-dessus de l’épaule est personnalisée. Elle dépend du côté opéré, de la profession, du sport pratiqué et de l’étendue de la réparation. Les mouvements trop précoces peuvent mettre la suture en tension ; une protection excessive et prolongée peut au contraire favoriser la raideur. Le suivi permet d’ajuster cet équilibre.

Comme toute intervention, la réparation comporte des risques : raideur, douleurs persistantes, cicatrisation incomplète ou nouvelle rupture, infection, complication neurologique, vasculaire ou anesthésique. Ils sont expliqués individuellement lors de la consultation.

Questions fréquentes sur la rupture de la coiffe des rotateurs

Une rupture de la coiffe doit-elle toujours être opérée ?

Non. Certaines ruptures dégénératives sont peu gênantes ou répondent bien à la rééducation, aux antalgiques et, dans certains cas, à une infiltration échoguidée. La chirurgie est discutée selon les symptômes, l’évolution de la lésion, l’activité du patient et la possibilité réelle de réparer le tendon.

Une infiltration peut-elle réparer le tendon ?

Non. L’infiltration vise à diminuer la douleur et l’inflammation pour faciliter la récupération. Elle ne recolle pas un tendon rompu et n’est pas proposée systématiquement, notamment devant certaines ruptures traumatiques ou une indication chirurgicale évidente.

Peut-on réparer une coiffe après 70 ans ?

Oui, lorsque l’état général, l’activité, la qualité des tissus et les attentes du patient le permettent. L’âge n’est pas une contre-indication à lui seul. Les résultats fonctionnels peuvent être très satisfaisants chez des patients actifs de plus de 70 ans.

Une rupture traumatique est-elle urgente ?

Elle mérite surtout un diagnostic rapide. Toutes les ruptures traumatiques ne doivent pas être opérées en urgence immédiate, mais une lésion importante peut se rétracter et devenir plus difficile à réparer avec le temps. Une consultation précoce permet d’éviter une perte de chance.

L’attelle doit-elle être portée en permanence ?

Elle protège la réparation pendant quatre à six semaines en moyenne, mais elle est amovible. Elle peut être retirée selon les consignes pour se laver, s’habiller, manger, bouger le coude, le poignet et les doigts, et réaliser les exercices prescrits. Les mouvements actifs de l’épaule restent déconseillés au début.

La chirurgie se fait-elle obligatoirement sous anesthésie générale ?

Non. Une anesthésie locorégionale est habituellement utilisée pour contrôler la douleur et peut être associée à une anesthésie générale. Pour certains patients volontaires opérés par le Dr Belgaïd, une anesthésie locorégionale seule peut être proposée avec l’accord de l’anesthésiste. Ce choix n’est jamais imposé.

Références scientifiques

  1. Ducasse M, Collin P. Hawkins award 2023: clinical outcome and tendon healing after arthroscopic repair of isolated supraspinatus tears: a retrospective comparative study in patients older than 70 years vs. patients younger than 50 years. JSES International. 2024;8(4):673-680. PubMed

  2. Fan N, Yuan S, Du P, et al. The effects of smoking on clinical and structural outcomes after rotator cuff repair: a systematic review and meta-analysis. Journal of Shoulder and Elbow Surgery. 2022;31(3):656-667. PubMed

  3. Yang L, Zhang J, Ruan D, et al. Clinical and Structural Outcomes After Rotator Cuff Repair in Patients With Diabetes: A Meta-analysis. Orthopaedic Journal of Sports Medicine. 2020;8(9):2325967120948499. PubMed

  4. van der List JP, Kok LM, Alta TDW, et al. Role of Delay Between Injury and Surgery on the Outcomes of Rotator Cuff Repair: A Systematic Review and Meta-analysis. American Journal of Sports Medicine. 2023;51(5):1328-1339. PubMed

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Prendre Rendez-vous

Deux chirurgiens de l’épaule pour une prise en charge spécialisée dans le Var

Le Dr Vincent Belgaïd est spécialisé dans la chirurgie de l’épaule et du genou. Il a consacré six mois de sa formation au Centre orthopédique Santy à Lyon à la chirurgie de l’épaule, auprès des Drs Nové-Josserand, Neyton, Godeneche et Walch. Il a publié avec le Dr Luc Nové-Josserand un travail scientifique sur les prothèses d’épaule, puis a complété son expérience au contact d’équipes reconnues, notamment celle du Dr Philippe Collin à Rennes et à Paris, ainsi qu’à la Clinique du Sport de Bordeaux-Mérignac.

Le Dr Alexandre Ecalle est chirurgien spécialisé dans le membre supérieur, de la main à l’épaule. Il est ancien interne des Hôpitaux de Marseille et ancien chirurgien des Hôpitaux des Armées.

Les deux chirurgiens prennent en charge les ruptures de la coiffe des rotateurs et consultent au sein de CESAR 83. Leur objectif commun est de proposer une stratégie personnalisée, chirurgicale ou non, avec un parcours coordonné depuis le diagnostic jusqu’à la récupération.

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CESAR 83 accueille les patients venant de Toulon, de l’Ouest Var, de La Seyne-sur-Mer, de Hyères et des communes voisines.

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